On n'en veut pas !

Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 14:02

J'ai rechercé la composition de la crème repas Gerlinéa pour réaliser un bilan nutritionnel, et je ne peux pas m'empêher de vous mettre en garde contre ce type d'"aliment".

 

Substituts hypocaloriques : ça c'est bien vrai, même que l'organisme, ayant aussi peu de calories à ce "repas", fera des réserves de graisse dès le prochain repas normal car il va se croire en période de disette...

 

1 "repas" = 30 g de poudre à diluer dans 200ml de lait écrémé

 

Mais quels sont ces ingrédients magiques qui vont pouvoir remplacer légumes, viande ou poisson ou oeufs, huile d'olive ? 

Tenez vous bien : fructose (charge glycémique de 20 pour 100 g, vous avez dit substitut pour la perte de poids ???), protéines de lait (mais lesquelles, mystère, et c'est fort dommage car elles ne se valent pas toutes pour perdre du poids !), lait écrémé en poudre, gomme et huile de tournesol, de la gélatine, des émulsifiants, des stabilisants, un gélifiant, des arômes, des minéraux, des vitamines, des édulcorants de synthèse (aspartame et le fameux acésulfame K qui donne des troubles digestifs, des anti-oxygènes, et pour faire bonne mesure un peu d'huile de soja hydrogénée (et donc trans... aïe !).

 

Donc au final, après avoir ajouté 200 ml de lait écrémé, on a un "repas" qui contient 25 g de sucres (15 g de fructose et 10 g de lactose), 12 g de protéines, et environ 6 g de lipides (dont une petite partie de trans), des minéraux et des vitamines de synthèse.

 

Vous pourriez donc tout aussi bien manger 100 g de fromage blanc à 20%, 2 morceaux de sucre et un comprimé de vitamines et de minéraux, cela reviendrait au même... Pour maigrir il y beaucoup mieux !!!

 

Par Nutritionniste holistique - Publié dans : On n'en veut pas ! - Communauté : Santé et Guérison
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 15:02


Cette petite gélule bleue, en vente libre en France depuis le 5 mai 2009, est la petite soeur du Xenical, qui lui est délivré sur ordonnance aux personnes ayant un IMC supérieur à 30. Alli contient en effet la même molécule, mais 2 fois moins dosée, et ne devrait être vendue qu'aux personnes dont l'IMC est supérieur à 28.

Je dis bien "devrait", car le premier problème est que ce sont les pharmaciens qui vont décider à qui vendre ou non cette pilule, et qu'ils seront donc à la fois juge et partie !

Le deuxième problème est dans le mode d'action de cette molécule : elle empêche l'absorption de 25% des graisses consommées. Mais quand est-ce que le gras cessera d'être diabolisé ? Quand nous serons tous obèses ? Cela ne suffit-il pas que la majorité des personnes qui veulent maigrir réduisent dramatiquement leur consommation de bonnes graisses (huiles végétales, poissons gras, graines oléagineuses) au point d'être en carence de ces précieux oméga 3 et vitamine E !

Le troisième problème est dans son efficacité : les études ont montré que sur 6 mois les patients perdent en moyenne 4,4 kilos, et que pour 2 kilos perdus avec un régime, ils en perdent 1 de plus avec Alli. Je veux bien le croire, mais après ? Tout le monde sait que pratiquement tous les régimes marchent, et font perdre plusieurs kilos rapidement ! Mais tout le monde commence à comprendre aussi que ces kilos perdus reviennent aussi vite (si ce n'est plus), et accompagnés de leurs petits frères, dès la fin du régime, ainsi qu'à l'arrêt de ce traitement, qui n'est autre qu'un régime artificiel hypolipidique...

Le quatrième problème tient aux effets indésirables, entraînés par tout écart diététique (excès de graisses) ou tout surdosage : diarrhées graisseuses et gaz huileux... joli programme, non ? Donc il ne faut pas manger trop de graisses si l'on prend ce traitement, à cause des effets secondaires très invalidants. Mais alors si l'on ne mange pas trop de graisses, ça sert à quoi de le prendre ???

Le dernier problème est dans son prix : entre 50 et 60 euros par mois, ce que je trouve bien cher payé pour tout ça...



Par nutrition alimentation santé - Publié dans : On n'en veut pas !
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 09:41



Incolores, inodores, pas d'étiquetage, mais les pesticides, insecticides et autres fongicides sont bien là, pour 40% au moins des fruits, légumes et céréales vendues. Car la France est le premier consommateur européen de pesticides (bravo, notre consommation a doublé tous les 10 ans depuis 1945) et le troisième AU MONDE !!!
Résultat : on a contaminé 55% des nappes phréatiques et 91% des cours d'eau. Triste constat.


D'autant plus triste que les dernières données scientifiques concernant les produits phytosanitaires ne sont pas bonnes du tout : ils entraîneraient troubles neurologiques, perturbations endocriniennes, stérilité, augmentation du taux de certains cancers (leucémies, tumeurs malignes), effet cancérigène, mutagène et toxique sur la reproduction humaine.

Juste retour de bâton, ce sont les agriculteurs et les viticulteurs qui ont le plus fort taux de d'exposition, suivis par les jardiniers du dimanche qui utilisent de fortes doses de désherbants, antifourmis, antipucerons. Et ensuite, nous.




Il existe des centaines de produits différents (les pommes à elles toutes seules recoivent 27 traitements en 1 an !), et l'on a déterminé pour chaque substance chimique la dose journalière admissible (DJA). Le consommateur est toujours en dessous, bonne nouvelle. Mais le problème est que l'on ne consomme pas un seul produit, mais jusqu'à 8 par aliment végétal, et celà peut aller jusqu'à 21 pour un seul repas ! Il existe donc un effet cumulatif, non évalué, et de plus on ne sait pas comment ces molécules interagissent, faute d'études... Et le danger est encore plus grand chez les enfants, car chez eux la dose de pesticides dangereuse pour la santé est très vite dépassée !

Alors quoi, on arrête de manger des fruits, des légumes et des céréales ?
Surtout pas, car le bénéfice qu'ils nous apportent avec leurs vitamines, leurs minéraux, leurs anti oxydants, leurs fibres, est supérieur au risque des pesticides.
On peut s'énerver contre le très puissant lobby de l'industrie phytosanitaire qui a encouragé la course au productivisme et au rendement à tout prix, mais malheureusement ça ne servira pas à grand chose...

Alors on privilégie le bio, si on peut, car il diminue l'exposition aux pesticides de 5 à 10 fois. En France on a seulement 2% de nos surfaces agricoles qui sont bio ( 20% chez nos voisins italiens), on peut penser que si la demande augmente les agriculteurs s'y mettront...
On mange de saison, et local, car tout ce qui est hors saison vient de loin et est farci de pesticides après la récolte pour les faire tenir lors du voyage...
On se méfie des fruits et légumes poussés sous serre...
Et on lave les légumes et les fruits, on les pèle, tant pis pour les vitamines sous la peau...

 Et on attend patiemment 10 ans que la France réduise de moitié sa consommation de pesticides, comme l'y a engagé Nicolas Sarkozy lors du Grenelle de l'Environnement.



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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 10:45


La consommation des graisses trans ou AGT (acides gras trans)  n'est ni nécessaire (contrairement à celle des graisses saturées qui elles nous sont utiles et indispensables tant qu'elles restent dans des proportions modérées par rapport aux graisses mono et poly insaturées) ni bénéfique à la santé.

Et même loin de là, car
on sait depuis le début des années 90 que  la consommation régulière d'AGT augmente de 30% le risque de maladies cardio-vasculaires (par augmentation du mauvais cholestérol et des triglycérides et baisse du bon cholestérol), et ce même à faible dose (2g/jour). Elle induirait aussi à plus forte dose le développement du diabète par résistance à l'insuline. Et très récemment une étude  française conduite par l'Inserm vient de démontrer que le risque de développer un cancer du sein est presque doublé chez les femmes qui ont un taux sanguin d'AGT élevé ! On sait aussi que leur toxicité est équivalente qu'ils soient d'origine naturelle ou artificielle.

D'après le rapport de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), les hommes en France en consomment 3.2 grammes par jour en moyenne, et les femmes 2.8 g. C'est plus qu'en Espagne et qu'en Grèce, mais un peu moins qu'en Europe du Nord et beaucoup moins qu'aux Etats Unis et Canada : entre 8 et 10 grammes par jour en moyenne !
Les plus grands consommateurs français d'AGT représentent 5% de la population et sont les garçons entre 12 et 14 ans, avec 8 grammes par jour !


En France, c'est toujours l'Afssa qui le dit, elles sont apportées dans notre alimentation :

  • par les produits laitiers qui en contiennent environ 3.3% : beurre, crème, fromage, lait, qu'ils soient de vache, de brebis ou de chèvre. Notre surconsommation de ces produits implique que cette source "naturelle" représente 54% des AGT consommés !



  • par les produits industriels, qui contiennent des "huiles végétales (ou matières grasses) hydrogénées ou partiellement hydrogénées" fabriquées artificiellement : c'est sous ce pseudonyme que se cachent les AGT, aussi lisez les étiquettes !  Ils sont utilisés comme agents de texture, conservateurs pour éviter le rancissement, désodorisants dans certaines huiles de poisson. On les trouve dans certaines margarines, les pains industriels (pains de mie, biscottes), les viennoiseries, les biscuits, les barres chocolatées, les pizzas, les quiches, les plats préparés, les pâtes à tarte, les confiseries, les croque-monsieur, les céréales du petit-déjeuner, les barres de céréales, les pâtes à tartiner, les soupes deshydratées, les chips... et j'en oublie probablement !



  •   par les viandes de boeuf et de mouton dont les graisses en contiennent environ 2%. Ces viandes grasses représentent 10 à 12% de notre consommation d'AGT.
  • par le chauffage ou les fritures d'huiles ou corps gras non déstinés à cet usage (huiles d'assaisonnement par exemple).

Depuis 2007 le Canada emboîte le pas au Danemark pour interdire la vente de produits industriels contenant plus de 2% d'AGT d'origine artificielle.
Les restaurants de New York, Philadelphie et Seattle, et de tout l'état de Floride ont pour interdiction de servir des repas préparés avec des AGT.

Et en France, pendant ce temps, que se passe-t-il ?

L'Affsa  nous "recommande" de ne pas dépasser 6 g/jour pour les hommes et 5 g/jour pour les femmes alors que l'OMS fixe ce seuil à la moitié seulement... (Là il faudrait qu'on m'explique...)
Elle nous "recommande" de réduire d'au moins 30% notre consommation de viennoiseries, pâtisseries, pains, biscuits et barres chocolatées industriels en reconnaissant qu'ils ont un faible intérêt nutritionnel... (Ah bon, pas de les supprimer ?)
Elle nous "recommande" de ne pas diminuer notre consommation de lait et produits laitiers (On comprend mieux si on sait que l'Afssa comprend une majorité de chercheurs liés à l'industrie laitière... ) bien qu'elle reconnaisse qu'ils sont des aliments fortement contributeurs en AGT, et de choisir de préférence des produits demi écrémés ou écrémés... (Euh... du beurre et des fromages écrémés ???)
Elle estime qu'il faut "encourager" les industriels à diminuer les teneurs en AGT de leurs produits, et précise "la limite qui devrait être fixée à 1g pour 100 g de produit"...(Ah bon, pas de règlementation, pas d'interdiction ?)

Une loi concernant l'obligation d'étiquetage des AGT a bien été proposée à l'Assemblée Nationale en juillet 2008, mais elle a été renvoyée à la Commisson des Affaires culturelles, familiales et sociales...  depuis on attend !

En fait les AGT n'ont pas l'air d'inquiéter outre mesure les autorités sanitaires françaises. C'est vrai qu'il ne faudrait pas embêter les pauvres industriels pour la santé d'une partie de la population qui cède aux sirènes de la publicité et de tous ces beaux linéaires dans les supermarchés. Je sais pas vous, mais moi je sens que je ne vais pas très bien digérer mon déjeuner...





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