Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 12:19




 D'après les chiffres de 2007, une femme sur 8 en France aura un cancer du sein dans sa vie
. Et même si la prévalence de ce fléau diminue quelque peu depuis la forte régression des traitements hormonaux substitutifs, ces chiffres ont de quoi nous donner froid dans le dos...

Le Fonds Mondial de la Recherche sur le Cancer a réalisé une synthèse de toutes les études qui ont été réalisées sur la prévention de cette maladie.

Alors que peut-on faire pour essayer de l'éviter ?

I
l a été démontré qu'une activité physique régulière (3 heures par semaine), le fait d'être enceinte avant 25 ans, et l'allaitement maternel protégeait du cancer du sein. C'est logique, toutes ces situations diminuent la quantité des oestrogènes dans le sang, car ce sont eux les responsables des cancers du sein hormono-dépendants.

 Et au niveau de l'alimentation ?

Ce qui augmente le risque :

  • L'alcool, dès le 1° verre (tous les alcools, même le vin ou la bière).
  • La surconsommation calorique : plus de 2000 Calories par jour. De plus l'obésité est aussi un facteur de risque du cancer du sein, car les cellules qui produisent les oestrogènes sont celles du tissu adipeux.
  • La consommation de soja sous forme de compléments alimentaires à la ménopause.  Les résultats des études sont contradictoires au sujet du soja : certaines montrent qu'il est protecteur du cancer du sein, d'autres qu'il augmente le risque. Car il contient des phyto-oestrogènes (en particulier la génistéine) qui se comportent différemment en fonction du mileu hormonal, mais aussi de l'habitude depuis l'enfance d'en consommer ou non. Si on les aime vraiment, on peut manger un produit à base de soja par jour, mais par pitié : bio, non OGM et le moins trafiqués possibles... Mais on ne prend pas de compléments alimentaires qui sont très dosés, même si on a des bouffées de chaleur, car dans le doute...
  • La consommation de graisses saturées : toutes les matières grasses animales (viandes grasses, laitages non écrémés, beurre, crème, fromages), mais aussi l'huile de palme.
  • La consommation de graisses trans, que les françaises trouvent en premier lieu dans les produits laitiers (chéris et promus par les nutritionnistes officiels...). Est-ce vraiment une coïncidence si le pays d'Europe qui a le plus fort taux de cancer du sein est aussi un des pays ayant la plus forte consommation de produits laitiers avec 300Kg par personne et par an, alors que les pays les moins touchés sont l'Espagne et la Grèce, avec une consommation de produits laitiers les plus faibles : entre 150 et 190Kg ? Les graisses trans se cachent aussi dans de nombreux produits industriels salés ou sucrés sous le nom de "graisses végétales hydrogénées (ou partiellement hydrogénées).
  • La consommation d'aliments à charge glycémique élevée (sucre, céréales raffinées...). Ce lien a été démontré pour tous les types de cancer, et est donc valable aussi pour le cancer du sein.

Ce qui diminue le risque :


  • La consommation d'oméga 3, qui sont des acides gras poly-insaturés et que l'on trouve dans l'huile de colza, les noix et les poissons gras : harengs, sardines, maquereaux, saumons.
  • La consommation de certains fruits et légumes pour leur richesse en anti-oxydants: choux et brocolis, riches en sulforafanes, légumes oranges et rouges, riches en béta-carotène et lycopène.
 
A ce jour il n'a pas été démontré qu'une supplémentation en vitamines et minéraux diminue le risque de cancer du sein.


De même qu'il n'existe pas de données dans la littérature scientifique qui prouvent que la consommation d'additifs alimentaires et de pesticides soit un facteur de risque. En attendant ces informations, il est quand même plus judicieux de les éviter, car ils ont démontré leur nocivité sur d'autres plans.



Par consultations nutrition alimentation santé - Publié dans : Pathologies et alimentation
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