Généralités en nutrition

Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 10:57


Fatigue générale, manque d'énergie : on se cocoone de l'intérieur avec cette cure hypotoxique, régime anti fatigue garanti, à suivre au moins pendant au moins 2 semaines !

D'abord on élimine tous les aliments industriels, chimiqués, fabriqués... on ne garde que des aliments frais, bio si possible, et non raffinés.

On double sa dose d'aliments crus : fruits, légumes, salades de crudités ça c'est facile, on fait des jus, des smoothies. Et on peut rajouter des graines germées à ses salades. Les viandes et poissons en tartare et carpaccios. Pour les laitages on les choisit crus, plus difficiles à trouver car presque uniquement en magasins bio.


On cuit tout doux : cuisson douce à la vapeur ou au wok.

                                                                                                                                                  
On met le paquet sur les acides gras essentiels, en réduisant de moitié les portions de graisses animales (viandes ou laitages) et en consommant 3 fois par semaine des poissons gras de haute mer pour leurs indispensables oméga 3. On choisit comme huiles d'assaisonnements les huiles d'olive et de colza, mais surtout de première pression à froid ! Et on rajoute des noix, noisettes et amandes à croquer crues.

On double aussi sa dose de légumes cuits, pensez aux bonnes soupes...

On réduit sa consommation de féculents : on mange du riz complet ou semi-complet , du quinoa, du sarrazin, des pommes de terre en petites quantités... Vous l'aurez compris, on élimine le blé : pas de pain, de pâtes, de biscuits ni de pizzas... ou alors à base d'épeautre.

Pour le goût sucré on garde seulement le miel et le sucre de canne complet, ou  sucanat, en magasin bio.

Et on continue de manger, bien sûr, des légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches, pois cassés).

On peut suivre ce régime hypotoxique sans aucun danger plusieurs fois par an, le suivre  plus longtemps, et même définitivement... car il peut-être miraculeux  pour certains en faisant disparaître des symptômes divers et variés : digestifs, allergiques, migraines, problèmes cutanés, psychiques...

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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 11:06


Même si votre alimentation est primordiale bien sûr, il existe des situations qui peuvent vous mettre des bâtons dans les roues dans la recherche de votre poids de santé (terme que je préfère à celui de "poids idéal"). Et oui, on peut prendre du poids ou ne pas arriver à en perdre si :

  • on manque de sommeil :


De nombreuses études avaient démontré ce lien, mais la dernière vient de mettre en évidence que les personnes qui dorment moins de 7 heures par nuit ont 3 fois plus de risque d'être obèses que ceux qui s'octroient entre 8 et 9 heures de sommeil. Tout simplement car le manque de sommeil augmente le taux d'une hormone qui stimule l'appétit et l'envie de sucre et diminue celui de l'hormone de satiété : bingo ! Et puis plus on passe de temps éveillé et plus on multiplie les occasions de manger, le fameux "Qui dort dîne"...
Tout ceci a été démontré de la même façon chez les enfants, à qui il faut de 11 à 13 heures pour les plus petits, et de 10 à 11heures pour ceux qui vont à l'école, ados incus !
Chouette, une bonne raison de rester sous nos couettes !

  • on est entourés de polluants chimiques :


Car certains d'entre eux dérèglent le système de régulation de notre poids corporel, par leur action hormono-mimétique. Ce qui veut dire qu'ils se substituent aux hormones sexuelles, et augmenteraient le développement de nos cellules graisseuses ! Ces saletés sont les phtalates et les bisphénols A qui sont utilisés dans les emballages alimentaires.
Difficile donc d'y échapper, à moins de ne consommer que des produits vendus en vrac ou en emballages de verre...

  • on n'a plus jamais chaud ni froid :


Dans nos petites vies chauffées l'hiver et climatisées l'été, on n'est plus exposé ni au chaud ni au froid : du coup on ne dépense plus de calories pour la lutte contre la chaleur et contre le froid !
Là c'est plutôt simple, l'hiver on s'expose au froid, on chauffe moins nos appartements, on dort la fenêtre ouverte, on se couvre moins. Et l'été on arrête les clims ! Et puis ça tombe bien parce que c'est aussi plus écolo...

  • on arrête de fumer :


Parce que tout le monde le sait, si on arrête de fumer on prend du poids. C'est dû au métabolisme de base qui augmente lorsqu'on fume et qui bien sûr diminue quand on arrête, ce qui fait qu'en mangeant exactement pareil on grossit ! Mais des études montrent qu'en accompagnant le sevrage tabagique d'un programme nutritionnel adapté on prend moins de poids, alors courage...

  • on prend des médicaments :


Ceux qui augmentent le risque de prise de poids : la pilule contraceptive, les psychotropes ( antidépresseurs, neuroleptiques, anxiolytiques), les antidiabétiques, les anticancéreux (chimiothérapie, hormonothérapie), les bétabloquants.

Donc rien à faire si vous ne pouvez pas vous en passer, mais il est toujours bon de le savoir...



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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 11:41


Et surtout à quoi ça sert ?

En ce qui concerne les aliments glucidiques (pain, pâtes, riz, sucre, pommes de terre, légumes, fruits...), la notion de bons sucres lents et de mauvais sucres rapides est totalement dépassée. Comme quoi rien n'est figé, et qu'heureusement qu'il y a des chercheurs qui cherchent (et qui trouvent !)...

Il est aujourd'hui absolument prouvé que notre alimentation doit élever le moins possible la glycémie (taux de sucre sanguin) afin que le taux d'insuline (hormone qui régule la glycémie) soit lui aussi le plus bas possible.
Pourquoi ?

Parce que c'est l'excès d'insuline qui entraîne surpoids et obésité, hypoglycémies réactionnelles, maladies cardiovasculaires, diabète, cataracte, rhumatismes, certains cancers (côlon, prostate et endomètre, surtout chez les sédentaires), et accélère le vieillissement.

Notre organisme ne sait pas gérer des taux élevés de sucre et d'insuline sanguins (toujours ces maudits gènes qui ne suivent pas !). Les repas qui élèvent la glycémie augmentent la sensation de faim et le nombre de calories ingérées au cours des repas suivants, et s'opposent aussi à la diminution des graisses corporelles.

On a donc cherché à connaître le classement des aliments glucidiques en fonction de leur capacité à élever la glycémie, en leur attribuant un index glycémique, ou IG. Il  peut être bas (moins de 55), modéré (de 56 à 69), ou élevé (plus de 70).

Mais celui-ci ne tient pas compte de la proportion de glucides dans l'aliment. C'est pourquoi il est plus judicieux de se référer à la charge glycémique ou CG : elle nous donne la capacité de l'aliment à élever le sucre sanguin pour une portion courante.
  • Une CG supérieure à 19 est élevée, c'est le cas par exemple du pain blanc, du sucre et produits sucrés, des pommes de terre frites ou bouillies (et oui, désolée !!!).
  • Entre 10 et 19 la CG est modérée, comme pour le pain et les pâtes complets, le riz basmati ou complet, le miel.
  • Tous les légumes ont une CG basse, c'est à dire inférieure à 10, ainsi que les fruits (sauf la banane très mûre et les dattes).

Vous l'aurez compris, le but du jeu est de choisir des aliments à CG la plus basse possible, et de limiter au maximum ceux à CG élevée ! (Les tables se trouvent facilement sur le net). Les graisses (lipides) et les viandes, poissons, oeufs (protéines) n'augmentent pas la glycémie.
                                                                                                               
Et l'index insulinémique (II), c'est quoi alors ? 
Il mesure directement l'élévation du toux d'insuline après ingestion d'un aliment pour une quantité de calories identique. Il paraît logique que les aliments à CG élevée aient aussi un II élévé, et c'est effectivement le cas pour la majorité d'entre eux. Mais la surprise vient des laitages : les yaourts par exemple ont une CG basse, mais font exploser le taux d'insuline !
Même si nous n'avons pas l'explication pour l'instant il vaut mieux en limiter leur consommation.

Finalement le régime du paléolithique avait tout bon... Tiens, tiens, de l'eau pour mon moulin !





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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 16:04




De plus en plus de gens achètent des produits de l'Agriculture Biologique. Il n'ya qu'à voir le nombre de nouveaux magasins bio qui se créent, et la place grandissante de ces produits dans les super et hypermarchés classiques pour en être convaincu. Pourtant le bio est en moyenne 50% plus cher qu'un produit conventionnel ! On est donc en droit de savoir s'ils contiennent réellement moins de résidus : pesticides et nitrates, et plus de nutriments : vitamines, anti oxydants ?

D'après les résultats de l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique), le bio par rapport à l'agriculture conventionnelle c'est :
  • En moyenne 500 fois  moins de résidus de pesticides pour les fruits , et 700 fois moins pour les légumes.
  • Des taux de nitrates de 10 à 40% inférieurs.
  • Une règlementation pour l'utilisation des antibiotiques beaucoup plus stricte.
  • Des taux d'oméga 3 (acides gras très bénéfiques) de 10 à 60% supérieurs dans le lait, le fromage et les viandes.
  • Des taux de vitamine C de 5 à 90% supérieurs pour les fruits et les légumes.
En revanche les taux de métaux lourds (mercure, plomb, cadmium) ne sont pas inférieurs, car les produits bio ne peuvent pas être meilleurs que l'environnement dans lequel ils se trouvent !
Les taux de mycotoxines sont également comparables .

Donc si vous en avez les moyens, achetez bio, surtout les poivrons, les laitues, les endives, les oranges, les fraises, les poires, les bananes, les pêches, les raisins et les pommes. Car de 40 à 78% de ces fruits et légumes de l'agriculture conventionnelle contiennent des résidus de pesticides, et dans  6% des cas avec dépassement des limites maximales !


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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 10:12

Avant de se préoccuper de savoir quoi manger, voyons d'abord comment manger !

Je vais enfoncer une porte ouverte, car tout le monde le sait (nos grands-mères nous l'ont assez répété), pourtant très peu d'entre nous le font : il faut mâcher !
Les yogis le font, eux, jusqu'à ce que les solides soient liquides et les liquides solides. Nous n'irons probablement pas jusque là, mais au moins prenons le temps de mâcher correctement chaque bouchée, idéalement 50 fois, pour s'y aider on peut reposer ses couverts. Et on garde les aliments semi liquides dans la bouche une quinzaine de secondes.




De plus on ne mange jamais debout, ni sans faim !





La première raison est qu'il faut imprégner les aliments de salive, qui contient une enzyme digestive, la ptyaline, qui va hydrolyser l'amidon cuit. Il est donc d'autant plus important de mâcher vos féculents ! Si on zappe cette étape, le travail de digestion se fera plus difficilement.


La deuxième raison est que si l'on prend le temps de mâcher, on mange plus lentement, forcément. Et du coup on avale moins de nourriture avant que la sensation de satiété (contrôlée par une hormone secrétée par les cellules intestinales) n'arrive. Fini la sensation d'avoir trop mangé (et la culpabilité qui va avec) !  Logique, non ?


Je vous livre une expérience qui donne à réfléchir, à défaut d'être une preuve :

Un docteur anglais et son équipe a pris 2 groupes de femmes en bonne santé, statistiquement comparables, mais dans un groupe les femmes ont un poids normal, alors que dans l'autre elles sont en surpoids. On les a observées au  cours du même  petit déjeuner. Et bien les premières ont mastiqué en moyenne 735 fois, les secondes seulement 465...


Par Brigitte Cheyroux - Publié dans : Généralités en nutrition
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